Journal de bord – 27 septembre 2019 (Irati)

Un chien nous bloque la route des titans. Les roues grincent. Il est fou ! De justesse le suicidaire a été évité !

Notre destination: La montagne. Notre but: Trouver les Laminaks, ces petits lutins farceurs cachés au Pays basque. Une fois arrivé, c’est une chèvre accro au tabac qui nous accueille en nous piquant nos clopes. 

Notre guide s’approche, c’est un homme au rayonnement cosmique, sidérant. Il me regarde les cheveux ébouriffés et me dit: C’est toi Wagner ? Un fou rire sort spontanément.

Le repas s’arrose de vins et d’histoires, d’explorations, d’aventures truculentes, que nous engloutissons plats après plats, mais à 15h00 encore aucun Laminak en vue. Le ventre lourd, un roundup basque débouche notre estomac. Sur la terrasse le vent souffle, une fraîcheur qui nous revigore et nous accompagne dans ce retour à la grandeur de la nature. Notre guide s’exclame : Là !! Un autre ! Un deuxième, Un cinquième, un dixième… Ils sont là sous nos pieds, devant, autour, partout !

C’est très étrange, mais c’est en les cherchant qu’on ne les trouve pas, et c’est en les ignorants qu’ils ce dévoilent à vous. Tapis dans l’humidité, nous observant, jaugeant nos gestes, notre jugement sur la vie de cet insecte qui vient de te piquer ou de cette limace qui te barre ton chemin. Mais avant même que nous ne puissions continuer à les étudier, Artémise et l’obscurité nous rappelle. Il est temps de rentrer. Les pieds fatigués, la bouche sèche, mais les poches remplis de suffisamment de folie, nous reprenons la route les roues grincent sur l’asphalte.

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Apparently we had reached a great height in the atmosphere, for the sky was a dead black, and the stars had ceased.

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